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Deux pays, deux mentalités, deux manières d’agir
Le bénévolat dans le secteur social et sa signification en France et aux Etats Unis – une comparaison
D’après la Charte internationale du volontariat est bénévole celui qui s’engage de son plein gré, d’une manière désintéressée, dans une action organisée au service de la
communauté1. Les domaines de bénévolat sont divers et peuvent s’étendre des actions sociales, sanitaires et humanitaires jusque à des projets environnementaux ou culturels. Même si les
buts du bénévolat ou volontariat – agir sans but lucratif - sont évidemment les mêmes, on peut éprouver des différences significatives entre les volontaires venants de pays divers. La
première fois que j’ai pris moi-même conscience de l’existence de ces différences c'est lorsque je suis venu des Etats Unis en France pour faire du bénévolat dans le secteur social. Arrivnt des
Etats Unis j’étais confronté a des différences fondamentales en ce qui concerne la motivation des volontaires autant que leur mentalité ou leur perceptions variées du bénévolat, sa fonction
et sa signification pour la société, étaient surprenemment differentes .
Comme mentionné avant,la demarche d'un individu face au bénévolat n’est pas toujours la même. Evidemment dans le cas idéal un bénévole aide les autres tout bonnement parce
qu’il en a envie. Aussi en France, la décision de devenir bénévole est une décision absolument personnelle car, grâce à un système d’aides sociale , le citoyen moyen ne se sent pas obligé
de s’engager dans le benevolat social . En payant des impôts lourds le français moyen attend du gouvernement qu’il s’occupe du bien-être de tout le monde. A cause de cette attitude générale il
n’y a pas autant de bénévolat dans les secteurs de l'éducation, de la santé , des services sociaux qu’en Amérique. Parmi les jeunes, l’idée de devenir un bénévole est largement
inconnue. Pendant mon volontariat en Europe je travaillais avant tout avec quelques étudiants, des femmes de foyer et des gens à la retraite, mais à peine ai-je rencontré unc ollegien ou un
lycéen. Concernant le système d’aides sociales et les autres engagements gouvernementaux, les attitudes du citoyen americains sont le contraire de celles des Français.
Exigeant traditionnellement un minimum d’intervention de la part du gouvernement, l’Américain n’attend pas de l’administration de se soucier des gens au même dégré qu’en France. Mais ça ne veut
dire pas que les Américaines s’opposent au bénévolat – au contraire parce-que ce sont les associations et fondations à but non lucratif qui doivent remplir des fonctions qui relèvent en
France avant tout du secteur public . En effet les valeurs traditionnelles - essentiellement puritaines –, qui jouent un rôle capital dans la société américaine, obligent chacun a agir
individuellement. Très souvent on est confronte à une contrainte sociale énorme qui force tout le monde à participer aux projets volontaires. Peut importe à l’école, à l’université, dans
l’église, ou au travail la contrainte perdure – parfois un certain nombre d’heures de travail d’intérêt général est en fait obligatoire : A mon école par exemple il etait exige de
chacun au moins 15 heures de bénévolat par année scolaire. La motivation parmis les volontaires en France et aux USA diffère en cela qu’elle est en France premièrement autoguidée tandis
qu’elle est aux Etats Unis parfois endoctriné. Concernant les organisateurs d’actions bénévoles on trouve des différences fondamentales entre les pays. Particulièrement dans les zones
urbaines en France le bénévolat est très laïc. Beaucoup d’organisations ne sont pas associées à l’Eglise et même si elles y appartiennent . Aux Etats Unis par contre les églises, ou plus
généralement les communautés religieuses et spirituelles, joue un rôle capital dans ce secteur. A coté des organisateurs au travail, à l’école, ou à l’université des communautés religieuses
innombrables s’occupent des projets bénévoles.
Au bénévolat dans le secteur social est attaché beaucoup moins d’importance en France qu’aux Etats Unis. Le Johns Hopkins Comparative Nonprofit Sector Project, un projet effectué par l’université
Américaine Johns Hopkins, a trouvé que plus de bénévolats Américains sont orientés vers les secteurs services sociaux qu’en France : 36 pour cent des bénévoles aux Etats Unis travaillent
dans ce secteur mais seulement 14 pour cent en France2. Apparemment le bénévolat Français contraste par son orientation avec son pendant outre-Atlantique. En regardant les statistiques on trouve
que même si les nombres de bénévoles sont similaire en France et aux Etats Unis, le bénévolat en France est beaucoup plus orienté vers les loisirs et la culture.
Notes:
(1)Être bénévole à Paris, Julie de Dreuzy ,édition Parigramme ,2005
(2) The Johns Hopkins Center for Civil Society Studies: http://www.ccss.jhu.edu/
Benedikt Barthelmess