Edito , Processus publiera son dernier numéro en Juillet puis disparaitra

Publié le par JLB

 

La fin des examens pour beaucoup d’entre-nous , un peu de repos enfin . Ou pas … pour tous ceux qui profitent de vacances pour continuer à travailler , voire ceux qui tenteront des concours en début d’année . Le travail toujours le travail , infiniment le travail : Un jour un professeur d’Histoire contemporaine nous a dit, franchement , que les études c’est ce travail long et difficile et que ce n’est pas juste une belle formule . En Histoire antique je me souviens de ces nombreuses heures  à retourner les sujets dans tout les sens afin d’atteindre plus qu’un résultat présent concluant, une méthode, une réflexion qui soit à long terme et qui puisse servir de manière pérenne. Il a fallu sacrifier –est-ce un sacrifice ?- du temps et  peut-être aussi des points pour atteindre une souplesse dans la méthode et finalement la preuve  par les faits que c’était devenu une habitude. Paris XII est une Université en ce que le travail doit être personnel et qu’on peut regretter de ne pas être en prépa car on n’est pas poussé en permanence à l’effort mais finalement quelle chance d’avoir eu du temps pour murir . Car en effet l’Université ne construit pas que l’intellect elle construit un homme s’il se plie à cet étrange mélange d’autodiscipline et de spécialisation . Car in fine tout se passe comme si la spécialisation était surtout le fond mais on découvre après que l’on a appris une forme qui est incroyable de richesse : Les professeurs de Paris XII apprennent à  cette discipline de pensée .

La revue Processus a cherché cette année a poursuivre deux objectifs : L’ utilisation de règles propres au travail  en Sciences-Humaines et nous avons je crois réussi en vue des compliments reçues . Le second objectif est celle d’un engagement , engagement intellectuel qui se refuse au cantonnement dans une idéologie . Peut être cet engagement correspond  surtout à ceci si on le résume : Honnêteté  intellectuelle , refus des préjugés et croyance ( car c’est bien une croyance) dans la force du savoir pour éclairer la réalité présente . C’est infiniment présomptueux certes mais … cela n’empêche pas de le faire et d’y croire infiniment.  On comprend que les deux objectifs poursuivis sont très intimement liés.

La revue Processus a vécu un an à travers les difficultés d’accorder des emplois du temps très divers et souvent chargés . Evidemment ce fut un travail d’équipe et c’est surtout en cela que c’est une force . En Aout la revue disparaitra car cela est le choix de l’équipe et que cela n’aura plus de sens étant donné que nous ne seront plus –pour beaucoup- à l’UPEC .  J’avais d’ailleurs personnellement beaucoup réfléchi au statut que j’avais étant un étudiant qui n’était plus à Paris XII , celle-ci ne proposant pas le parcours  précis que je voulais poursuivre , mais j’ai décidé de rester rédacteur en chef car j’avais donné ma parole et que ma légitimité à ce poste n’a pas été remise en question .

Il a été décidé que la revue n’existerait plus après fin Juillet et en ce sens je préviens que je ne répondrai pas aux mails qui me sont envoyé à ce sujet .  Un rédacteur en chef n’est pas un roi tout puissant et le groupe a décidé .

En tant que rédacteur en chef je me dois de remercier les gens qui ont donné à cette revue la possibilité d’atteindre ses objectifs et qui lui ont donné ce mélange de multiplicité , d’ouverture et d’homogénéité dans la même volonté de faire un journalisme qui croit à la possibilité d’un monde qui peut s’améliorer et à la nécessité de participer à son niveau à ce « combat » qui parait pour beaucoup simplement « intello » mais qui – je crois- n’en fait pas moins une combat légitime et très utile .  

 

Remerciements :

Je remercie évidemment les étudiants de l’UPEC qui ont participé à cette revue pour la confiance qu’ils m’ont fait .

Je voudrais remercier  également certains professeurs de l’UPEC pour leur soutien, le directeur de Lettres et Sciences-Humaines  , le service de la communication , les professionnels de la presse qui ont bien voulu m’accorder un peu de temps pour me donner des conseils . Les professionnels des milieux de l’ART et des services sociaux extérieurs à l’UPEC qui ont pris un peu de leur temps pour répondre à des interviews – personnes que cette revue m’a permis de découvrir dans leur incroyable générosité intellectuelle , R. Deforges et M. Forman notamment qui sont des demi-dieux pour moi  – les étudiants internationaux rédacteurs  dans des revues étudiantes  et engagés dans des œuvres humanitaires qui ont donné à cette revue une ouverture qui était dans son contrat d’origine .  Enfin pour leur soutien dans la mise en ligne et leur conseils avisés pour la mise en page et la recherche d’une continuité, une homogénéité, d’ensemble pour cette année de publication : Thomas Régny , Pierrick l’Ebraly , Hugues Sauvagnac ,Sanal Nair . Et enfin même s’il est mort je voudrais dédier mon travail personnel- et cela n’engage que ma part de travail-  à celui qui par ses lignes profondes à changer beaucoup de chose chez moi , H. Bergson .

 

Bonne lecture ,

 

JLB

Le prochain numéro sera en ligne fin Juillet .

 

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