Partager l'article ! Edito Janvier 2010: Knowledge is power ! Cette assertion courte , d’une grande simplicité pour la mémorisation ressemble à un de se ...
Knowledge is power ! Cette assertion courte , d’une grande simplicité pour la mémorisation ressemble à un de ses slogans publicitaires usés par l’excès , standard étrange dans le choix des mots –où devrais-je dire avec Arendt des « concepts » .
Suivrait alors un paradoxe amusant : « le savoir est pouvoir » comme objet de communication comme « maquillage » destiné à frapper- au sens propre et figuré - l’esprit déjà ,envahi de concepts ultra-diffusés ,du citoyen . Un citoyen consommateur … un consommateur de citoyenneté .
Un citoyen qui consomme une vérité définit comme telle par celui qui écrit et où croire lui donne à penser qu’il sait et qu’il ne doit pas apprendre à savoir . La philosophie occidentale semblait pourtant vouer un culte au non-savoir (je sais que je ne sais rien ) .
Mais mettre en pièce le savoir ,le déconstruire ,pour mieux comprendre , semble être un jeu puérile , un « combat de chiens » pour le sophiste : il n’a pas totalement tort . Si les vérités ne sont plus , si elles sont mortes comme les dieux antiques le seraient alors pourquoi ne pas affirmer sa vérité dans l’ « ère du relativisme » ?
Il n’y a alors qu’une chose à dire : une vérité n’est pas la réalité. Non seulement parce que c’est un mensonge de le croire mais parce que c’est dangereux –surtout parce que c’est dangereux .
Pasolini interviewé au sujet de Théorème révélait la raison pour laquelle il était devenu cinéaste :
la réalité , la réalité comme elle est . Pour comprendre la réalité il faut accepter , semble t-il de ne pas la comprendre et de chercher à la comprendre . Le paradoxe est inhérent. Mais surtout
, ce « pouvoir » du « savoir » ce ne peut-être que le pouvoir de comprendre ou d’essayer de comprendre . Et comprendre c’est cela qui ferait agir .
J'espére que ce numéro atteindra son but en s'intéressant à la complexité de cette maxime de Bacon. Voici un numéro international , les rédacteurs sont américain , allemand et français .
JLB