L’ecologie , approche théorique
I- Ecologie n’est pas lutte pour la sauvegarde de l’environnement
L’environnement est un sujet à la mode … Afin d’éviter au maximum une vison réductrice et par-là
néfaste ,il m’a semblé important de présenté synthétiquement les enjeux d’un tel probléme.
Lorsqu’on entend quelqu’un dire : « je suis pour la lutte pour l’environnement » , cette
personne a dit plus qu’elle ne croyait. En fait elle a exprimé un certain goût pour l’anthropocentrisme mais elle ne le sait pas . Quand j’utilise le mot environnement , je définis la nature
comme ce qui m’entoure et donc ce dont je suis le centre . Si je suis le centre de la nature c’est un peu comme si elle était mon ‘décor’. En fait je définis la nature comme prenant son sens
par l’homme. Pour récapituler , la nature existe pour l’homme et l’homme possède le droit de la maîtriser . Dire ceci ce n’est que citer la Génése (I,26-29) ou Descartes dans le Discours de
la méthode (VI) lorsque le philosophe creusois définit les hommes comme « maîtres et possesseurs de la nature » .
Quand la même personne dira : « Je suis pour l’écologie » elle dira une chose totalement
différente que lorsqu’elle a dit « je suis pour la lutte pour l’environnement ». Ecologie renvoit au grec oikos , la maison . L’homme habite la nature, c’est son toit
,sa protection . Nous l’habitons peut-être de manière contingente : la Nature a sans doute existé sans l’homme et peut-être est-il juste ‘de passage’. Pour récapituler l’homme n’a aucun
droit sur la nature.
II- Rapports de l’Homme à la Nature
Heidegger montre (dans Essais et conférences ) que les Anciens et les Modernes ont un rapport très
différent à la nature . Il donne l’exemple d’un promeneur qui se ballade au bord du Rhin . Le philosophe allemand explique que l’homme voit sur sa route deux ‘marques’ de l’homme sur la
nature . La premiére marque est un ancien pont en bois . La seconde marque est une centrale hydraulique. Les deux infrastructures montrent deux conceptions de la nature . Heidegger montre que
le pont est un aménagement de l’homme qui n’altére pas la nature alors que la centrale détourne le courant et enferme une partie du fleuve . Il y a une sorte de violence dans l’acte
technicien du Moderne face à la nature. L’exemple permet de souligner deux enjeux : 1) le rapport de l’Homme à la Nature se fait par l’intermédiaire de la technique afin de produire
(poesis) les éléments de son adaptation. 2) l’Ancien pose la Nature comme fin , le Moderne pose la Nature comme moyen .
III-Trois types d’écologistes (cf I-):
- les écologistes « anthropocentriques » ou « environnementalistes » : Nature comme décort, problémes de l’environnment ne sont perçus que comme étant un probléme pour l’éspéce humaine
- les écologistes « utilitaristes » : L’Homme est bien au centre mais toute violence à l’encontre de la Nature qui soit inutile ne doit pas avoir lieu.
- les écologistes « écocentriques» ou « biocentriques ». La Nature a priorité sur l’humanité . W. Aiken explique ainsi qu’il faut supprimer 90% de nos effectifs .