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Benedikt Barthelmess est un étudiant américain passioné par la politique et l'économie . La revue Processus est trés
heureuse de publier cet article d'un jeune journaliste étudiant dont l'engagement principal est l'objectivité et l'ouverture d'esprit , régles difficiles mais qu'ils s'imposent -qui plus
est en écrivant en français .
En outre nous sommes également vraiment heureux de publier cet "essay" car c'est celui d'un passioné de l'analyse comparative , dont l'éducation tour à tour en Allemagne , Egypte et
Etats-Unis ont donné un gout qui est celui que notre équipe partage : les ponts entre cultures et la coopération .
Mais que fait-on en « vieille France »
?
La France et ses problèmes sociaux as a very stereotyped viewpoint.
La « vieille Europe » de l’ancien ministre de la défense américaine Donald Rumsfeld
… est bien sûr la veille France. Dans l’amalgame des images préfabriquées d’une France du vin et d’une France du fromage (…) comment les américains comprennent-ils la France qui n’est pas simple
« image d’Epinal » (comme vous dites) ? Comment comprendre une France multiculturelle et les difficultés qu’elle rencontre , tels les problèmes liés à l’immigration ou les difficultés
qui vont de paire avec la mondialisation ?
Les slogans des organisations de l’extrême droite comme la TEA-party le montrent : cela n’était pas un excès de l’ère Bush, non, il y a encore une véritable
frange de la population américaine dont la vision du monde est toujours des plus simples , voire simpliste – une perception qui somme toute n’a pas considérablement changé depuis la
guerre froide. Le monde est encore partagé en deux , les capitalistes et les communistes qui sont aujourd’hui tous « déguisés » en socialistes. Le seul changement : s’ajoute à cette
dichotomie normative les terroristes Islamiques qui sont difficiles à classer. De nouveaux phénomènes européens comme la social-démocratie, de plus en plus pragmatique qu’idéologique , passent
complètement inaperçus. Dans une telle vision du monde dominée par des idées obsédantes comme « le péril » du terrorisme ou les restes du fléau communiste, un pays comme la France ne peut
paraître qu’une caricature. En effet , dans une perspective où c’est surtout les Etats-Unis et le reste du monde la France joue le rôle schématique d’un pays « en marge de ».
Conséquence de cette indifférence , il est difficile pour beaucoup d’Américains de juger les maux du petit pays , cet endroit perdu sur la carte dont nombreux sont ceux de mes
concitoyens qui ne peuvent le positionner sur le planisphère d’une façon adéquate : Comment ,alors, tenter de comprendre cette société complexe ?
Un exemple flagrant : les problèmes dans quelques banlieues surtout parisiennes – on trouvait des éléments d’information au voisinage des articles à propos des crises humanitaires en Afrique ou
en Asie. En fait, on est plutôt incliné à comparer les émeutes des banlieues avec les batailles de rue de Rio de Janeiro plutôt qu’avec les problèmes des ghettos de New York des
années quatre-vingt-dix ou pire de St. Louis et d’Atlanta aujourd’hui. En ce qui concerne l’immigration il semble que nombre d’Américains soient incapables de faire des parallèles entre les
immigrants illégaux venues en France-et plus largement dans les pays de l’UE- et ceux venant d’Amérique du Sud vers les Etats-Unis. A travers les yeux d’une part assez peu négligeable
des Américains ces deux défis que doit relever la société française sont aussi « exotiques » que les problèmes du Tiers Monde… Et, cette image exotique est encore enrichie des clichés
d’une société aux mœurs romantiques. Le résultat en est alors aggravé : on prend les Français encore moins au sérieux.
Nevertheless … Pendant les grands débats à propos la réforme du système de santé par exemple on jetait souvent un coup d’œil sur la situation en France. En fait, il y avait plusieurs
raisons pour s’inspirer des Français. L’engagement des Français après l’ouragan Katrina a certainement fait réfléchir quelques personnes. Egalement , concernant les technologies de la
future énergie on commence de plus en plus à s’intéresser aux Européens en général et à la France en particulier avec son système énergétique –quoique que semble t-il fort critiqué sur
place - fondé sur le nucléaire. Chère France, donc, continue à cultiver ton image romantique mais sois assurée qu’on peut impressionner les gens du « hub of the universe », le nombril
du monde autoproclamé … Certains disent que ce serait en réalité l'Amérique qui représente, du moins de temps en temps, les « vieilles valeurs », et non l’Europe.
Benedikt Barthelmess membre de Agir, Caroline du Sud